samedi 22 janvier 2022

Un instant, une photo... Le D Day aux Etats-Unis

    Il y a des clichés qui en disent long sur l'ambiance d'un pays, les sentiments d'une Nation. Plus forts que les comptes-rendus, les analyses et décryptages.... en un instant, en une photo, on sait tout de ce qui peut traverser un pays, sa joie comme ses angoisses, ses moments de tensions face à un événement...

    Le 06 juin 1944, de l'autre côté de l'Atlantique, le peuple américain suit "en direct" l'avancée de leurs troupes en Normandie. Un panneau géant d'une agence d'information accroché sur les murs d'un gratte-ciel new-yorkais diffuse les nouvelles, tenant en haleine les piétons. La photographie ci-dessous montre les progrès des sociétés occidentales et d'abord anglo-saxonnes où l'information "en temps réel" va prendre de plus en plus d'importance. Ce cliché montre aussi l'implication de tout un peuple dans la conduite de la guerre. Une fois le Débarquement révélé médiatiquement, l'opinion publique américaine va voir sa participation à la culture de guerre accrue et amplifiée. 

jeudi 20 janvier 2022

Le V2 au cinéma

    Le missile allemand V2, sujet de cinéma ? 

    Un film de guerre présente en effet les armes nouvelles d'Hitler pour en faire un objet cinématographique. Son nom : « Opération Crossbow » de Michael Anderson, sorti en 1965. Les acteurs principaux sont George Peppard et Sophia Loren. Peppard est alors auréolé du succès du film « Diamants sur canapé » sorti 4 ans plus tôt et qui a fait de cet acteur américain, un sex symbol au sourire ravageur qui se spécialise dans les films de guerre ou dans les westerns alors que Sophia Loren alterne alors les productions italiennes et les grosses productions comme « la chute de l'empire romain ». Le film se décompense en plusieurs parties plus ou moins inégales. Le début est quasi documentaire. Nous sommes à la fois dans le quartier général de la RAF découvrant avec les spécialistes en photo aérienne ces étonnants cylindres qui intriguent. Certains y voient des armes nouvelles, des fusées capables de s'écraser sur Londres et pouvant renverser le cours de la guerre alors que d'autres y voient un plan nazi afin de mettre les forces alliés sur de fausses pistes. Le film montre également ce qui se passe à Pennemünde avec les essais techniques du V1, les différents pilotes d'essai. Werner VonBraun n'est pas nommément désigné mais on voit un savant géré les équipes techniques. On suit également les préparatifs de cette opération Crossbow avec le bombardement du site de Pennemünde par les bombardiers Lancaster et Stirling anglais. Suit une histoire d'espionnage classique avec Peppard et deux autres espions cherchant à infiltrer la base allemande. Ils se font passer pour des scientifiques de formation et experts en langues étrangères et ont pour mission de se faire passer pour des ingénieurs pro-nazis entre-temps décédés, ce que les Allemands, désespérément à la recherche d'experts en balistique, semblent ignorer. Sophia Loren interprète l'épouse de l'un de ses scientifiques, mais elle ne sait pas qu'entre temps, son ex époux (ils sont en instance de divorce) est décédé et que celui-ci a dorénavant pris les traits de Georges Peppard. Puis, Peppard réussit à entrer dans la base souterraine nazie avec le traditionnel jeu du chat et de la souris entre un espion et les services de la gestapo présents dans la base. Peppard discute souvent avec le scientifique, toujours aucune mention de VonBraun. Il ne faut alors fâcher personne car en 1965, date de la sortie du film, l'ancien scientifique nazi est le directeur de la NASA !! Aucune mention de Dora, aucun déporté, uniquement des travailleurs et scientifiques des pays occupés venus travailler de force dans un univers propret. On voit dans quelques plans des rangées de centaines de lits sommaires. Rappelons le contexte du film et l'aveuglement volontaire sur le monde concentrationnaire et son histoire, ainsi que le choix délibéré de faire un film d'action et d'espionnage. Aucune recherche historique, la base nazie souterraine ressemble davantage à un repaire d'un méchant de James Bond. Le film aura une suite plus ou moins officieuse car elle ne reprend aucunement la trame d'origine de « Opération Crossbow ». Elle s'intitule « Mission V2 » sorti en 1969 avec l'acteur David McCallum.

Lien youtube pour visionner la bande annonce :

 https://www.youtube.com/watch?v=5v5Nq0fTD58









mercredi 19 janvier 2022

Les casques à cornes

 


Casque retrouvé à Vekso au Danemark en 1942

    Depuis très longtemps, la culture populaire inscrit les casques dits à cornes dans une symbolique médiévale et barbare. Dans un esprit "romantique" typique du XIXème siècle avec la mise en place d'un monde médiévale rêvée, ce type de casque est mythifié, idéalisé comme appartenant au viking. Or, des recherches récentes montrent que ces couvre-chefs militaires sont bien plus anciens qu'on ne le croit, datant pour la plupart de l'Age du Bronze, soit plus de 3/000 ans av J.C.    

    De plus, de nombreux archéologues émettent l'hypothèse que ces casques ont peu servis au combat, le soldat préférant d'autres types de casque, voir même le combat tête nue. Ainsi, ces casques seraient plutôt des objets symbolisant le pouvoir de chefs de tribus. Ils les portaient lors des grandes occasions, cérémonies militaires, défilés afin de montrer leur autorité en matière militaire. 


Casque Viking

Pour le combat, les techniques de guerre, le viking préférait le casque simple, sans corne avec bien souvent un protège nez. On imagine sans peine qu'un casque corné, dans un bateau viking ne devait pas être très facile d'utilisation, ni facile à ranger. 

   

mardi 18 janvier 2022

Quelques éléments architecturaux du château fort







 




Les films consacrés au D Day


"Le jour le plus long" et "Il faut sauver le soldat Rayan" évoquent différemment la même bataille, un épisode qui a marqué les esprits et qui fait entrer la guerre dans une nouvelle phase : le débarquement allié (États-Unis, Royaume-Uni et Canada essentiellement) sur les plages de Normandie le 6 juin 1944, la plus importante opération amphibie de tous les temps.

A 36 ans de différence, ces deux films ne reproduisent pas de façon identique ce moment crucial de la guerre. Ces différences trouvent leurs origines dans le contexte de la réalisation de ces deux œuvres.

« Le Jour le plus long », de Daryl Zanuck, 1962 : le film montre l'intégralité de cette journée : des préparatifs quelques jours plus tôt (d’où le surnom de cette journée « la plus longue ») jusqu'à la prise des plages et la victoire contre l'ennemi mais avant les semaines très difficiles de la bataille de Normandie. Le film s'inspire du livre best-seller de Cornelius Ryan qui, le premier, a raconté le D Day dans le détail. Il a été tourné en Corse (les plages de Normandie, lieu de la bataille sont un lieu de mémoire et de respect donc interdiction d'y tourner, d'en faire un lieu « de spectacle »). On devine dans certains plans, avec quelques arrêts sur image le relief montagneux propre à la Corse. Le film est aussi tourné en noir et blanc, justement pour éviter notamment le bleu turquoise de la Méditerranée. Les artificiers ont abusé des panaches de fumée pour masquer le relief accidenté. 18 ans après les événements, le film rend hommage aux héros avec un souffle épique, respectant la nationalité des acteurs / soldats (ainsi, des français (comme Bourvil) jouent des français (on remarque au passage qu'il n'y a aucun collabo, uniquement de braves français (il ne faut alors pas froisser les coproducteurs français et montrer aux spectateurs de l'époque ce que fut la quasi guerre civile entre français)), des anglais comme Sean Connery jouent des soldats anglais et des américains interprètent des soldats américains (mais en grand nombre car le film s'adresse en priorité au public outre-Atlantique : présence de John Wayne, Henry Fonda, Robert Mitchum...)). Le film est une coproduction (plusieurs pays ont investis dans le film) mais c'est tout de même un film américain car il faut montrer à l'époque que les États-Unis se préoccupent toujours du devenir de l'Europe, qu'ils sont les gardiens de la liberté (contexte important de la guerre froide avec une date de sortie symbole face à ce qui se passe à Cuba). Le film glorifie la geste du soldat, leur sacrifice face à l'envahisseur mais allant jusqu'à la dépersonnalisation. Cependant, ce sens sacrificielle est occulté : peu de morts visibles, un sang déversé inexistant, peu de cadavres gisant sur le sable. Le film souffre de plusieurs problèmes : l'importance des guests (grands acteurs qui font de la participation) efface l'identification du spectateur : on voit Wayne, ou Connery qui vient alors de terminer son premier Bond " contre Docteur No" Le film insiste sur la force de frappe américaine (le pilonnage des blockhaus allemands, les coups de canons tirés des destroyers), les 2 avions de la Luftwaffe renforçant l'idée que l'arrivée sur les plages a été facile. Le film donne une impression de facilité, d'un manque de danger comme si la bataille était gagnée d'avance. Il y a donc un manque de recul entre l'événement réel et les intentions du réalisateur. Peu de morts, de scènes insoutenables. Idée que le Débarquement semble avoir été facile.

« Il faut sauver le soldat Rayan », Steven Spielberg, 1998. Le film évoque en partie le Débarquement mais par contre, il évoque également les jours suivants, soit la bataille de Normandie. Comme « Le jour le plus long », interdiction mémorielle de tourner en Normandie, Spielberg fait une reconstitution en Irlande ( et non les États-Unis car ambiance européenne du paysage + crédits d’impôts et facilités pour tourner offerts par l'Irlande). Le débarquement n'est pas le cœur du film. L'évocation de cette bataille permet de placer l'intrigue dans un moment historique précis. Spielberg cherche à interpeller les sens visuels et auditifs du spectateur le plongeant tout de suite sans répit dans une terrible scène de guerre dès les 5 premières minutes de film et pendant plus de 20 minutes avec des moments de bravoure, de massacre, montrant la réalité de la guerre (même s'il faut toujours insister sur le fait que ce n'est qu'une représentation de la guerre et non la guerre elle-même). La représentation du débarquement dans le film de Spielberg illustre bien la confusion qui règne alors sur la plage. On montre des forces jeunes (Miller est le seul officier « âgé » et qui a du recul ( normal car, de mémoire, dans le film, on apprend plus tard qu'il est prof = ce n'est pas un militaire de carrière) mais c'est une jeunesse qui se demande ce qu'elle fait là + certains sont déterminés, vigoureux mais on les montre aussi extrêmement vulnérables. Les scènes s'inspirent du travail du photographe Robert Capa qui a photographié cette journée de façon floue et saccadée mais non intentionnellement = dureté des combats. Capa, puis Spielberg ont ensuite fortement influencé les concepteurs de jeux vidéos sur la guerre (Medal of Honor) ou d'autres cinéastes lorsque ceux-ci ont représenté la guerre en général (Eastwood dans « Mémoire de nos pères », Scott pour « Gladiator »...)

lundi 17 janvier 2022

La question des frontières

Les frontières restent une question brûlante d'actualité. De la pression migratoire à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, en passant par les enclaves espagnoles au Maroc ou les liens Mexique-Etats-Unis, on ne compte plus les lieux de tensions et de friction où se mêlent les enjeux des États dans le contrôle de leur territoire et les tensions entre peuples. L'article de la revue en ligne GéoConfluences permet une mise au point scientifique très intéressante sur ces thématiques, bien souvent au cœur des cours et activités donnés aux élèves. Un état des lieux salutaire à l'heure de la résurgence de ces enjeux géopolitiques.

Lien : https://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/carte-a-la-une/conflits-differends-frontaliers?fbclid=IwAR1WtZFoUsiBDF3HCOZD0pem_wSHXqb9laA6uvxpI6ave4xsYQ1THjWFHNc


 

Le Mur de l'Atlantique au centre de l'exposition au Grand Palais

Les blockhaus nazis continuent de hanter nos plages et notre imaginaire. Vestiges visibles, ils sont le témoin de l'occupation et voulaient transformer l'Europe en espace clos, une ceinture de béton de la Norvège aux côtes espagnoles face à l'hypothèse d'une invasion anglo-saxonne. 

Mais ce qui est fascinant avec ces constructions monumentales inscrites pour durer dans le temps, ce sont leur construction, une histoire cachée, témoignage de la Collaboration entre de nombreux industriels français et la puissance administrative et coercitive du Reich.

Le Grand Palais a accueilli récemment les œuvres monumentales de Anselm Kieffer autour de ces témoignages du passé qui résonnent encore dans notre quotidien, comme des fantômes surgissant au détour d'une dune. L'idée est de questionner ces murs aujourd'hui souillés, rouillés, cachés face aux réalités d'aujourd'hui.

Liens : 

https://www.franceculture.fr/histoire/blockhaus-du-mur-de-latlantique-une-histoire-camouflee-et-francaise

 https://www.grandpalais.fr/fr/article/retour-en-images-sur-lexpo-anselm-kiefer-au-grand-palais-ephemere


 

dimanche 16 janvier 2022

70 définitions pour clarifier les notions

 Notre collègue, le professeur Philippe Briatte nous propose 70 définitions pour les élèves de Terminale autour du thème " Faire la guerre, faire la paix"

1) guerre : un acte de violence dont l’objectif est de contraindre l’adversaire d’exécuter notre volonté

2) conflictualité : situation intermédiaire entre paix parfaite et guerre totale

3) guerre interétatique : guerre ou acte de violence entre des États (gouvernement + armée/ gouvernement +armée)

4) guerre intraétatique : guerre ou acte de violence à l’intérieur d’un État

5) acteurs étatiques d’une guerre : gouvernement, armée, diplomates...

6) acteurs non étatiques d’une guerre : rebelles, guérilla, groupes djihadistes, narcotrafiquants...

7) 4 types de facteurs favorisant le déclenchement d’un conflit armé : politiques, économiques, socio-économiques, territorial

8) terrorisme : mode d’action utilisé par des groupes armés pour mettre la pression sur des adversaires en utilisant la violence dans un but politique

9) paix négative : une paix où des tensions persistent

10) paix positive : une véritable paix avec sécurité, coopération, résolution non violente des conflits

11) guerre interne internationalisée : oppose un gouvernement et son armée à un ou des groupes armés ayant le soutien de forces étrangères

12) guerre non étatique : oppose un groupe armé organisé à un autre, dans un même pays ou sur plusieurs pays

13) les parties principales d’un conflit : acteurs à l’origine du conflit

14) les parties secondaires d’un conflit : les alliés

15) mercenaires : soldats qui combattent pour de l’argent

16) cyberguerre : guerre informatique

17) tactique militaire : l’art de gagner une bataille (combien d’hommes, armes, où et comment attaquer...)

18) stratégie militaire : coordonner l’ensemble des actions pour gagner une bataille ou une guerre

19) palémologie : analyse les causes des conflits et anticipe les conséquences

20) irénologie : discipline qui cherche à faire la paix

21) guerre absolue : pur concept de la guerre dont l’objectif est l’anéantissement de l’adversaire avec un usage illimité de la force

22) guerre réelle : s’applique à un contexte politique particulier, en mesurant bien l’objectif politique à atteindre et les moyens prêts à être mis en œuvre pour y arriver sans forcément anéantir l’adversaire

23) modèle clausewitzien de la guerre : une guerre entre États, sur un champ de bataille, opposant des armées régulières, avec une déclaration de guerre et un traité de paix

24) guerre irrégulière : guerre dans laquelle les États ne sont pas les seuls acteurs engagés, guerre sans front et sans frontières, sans respect du droit de la guerre

25) zones grises de la mondialisation : dans les « failed states » ou quartiers défavorisés où règnent pirates et groupes terroristes

26) conflit asymétrique : oppose deux forces dissemblables

27) armes conventionnelles : armes « classiques »

28) armes non conventionnelles : armes chimiques, nucléaires, bactériologiques...

29) brouillard de la guerre : expression de Clausewitz pour désigner l’incertitude des combats

30) SDN : Société des Nations 1919-1946, 1ère institution internationale visant à établir la paix de façon multilatérale en essayant de régler les différends entre États par la diplomatie et l’arbitrage de la communauté internationale, siège à Genève

31) ONU : Organisation des Nations Unies, depuis 1945, principale organisation internationale de maintien de la paix, siège à New-York

32) droit de veto : droit de s’opposer, au Conseil de sécurité de l’ONU, 5 pays ont ce droit (EU, URSS, F, Roy-Uni, Chine)

33) Conseil de sécurité de l’ONU : organe décisionnel de l’ONU, en charge de la paix et de la sécurité, 15 membres dont 5 permanents avec droit de veto, émet des résolutions qui s’imposent aux États

34) Casques bleus : l’armée de l’ONU

35) recommandation : décision adoptée par l’Assemblée Générale des Nations-Unies, ne s’impose pas aux États

36) résolution : décision adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU, s’impose aux États (sanctions économiques, envoi de Casques bleus...)

37) Assemblée générale de l’ONU : chacun des 193 États membres y dispose d’une voix, tribune internationale à l’ONU

38) Secrétariat général de l’ONU : dirige l’administration de l’ONU, c’est un diplomate élu pour 5 ans, António Guterres actuellement

39) Conseil de tutelle de l’ONU : prépare des territoires à l’indépendance

40) Cour internationale de justice : organe judiciaire principal de l’ONU, siège à la Haye

41) droit ou devoir d’ingérence : droit ou devoir, pour la communauté internationale, d’intervenir dans des États en situation très critique, pour des raisons humanitaires

42) sécurité collective : système de solidarité destiné à garantir la sécurité des États contre toute agression armée, en évitant le recours à la force

43) accompagner un processus de paix : faire en sorte que la paix soit durable (mesures humanitaires, économiques, démocratiques...)

44) les 4 moments par lesquels passe la victoire (selon Gaïdz Minassian) : la victoire militaire, le volet politique, signer une paix durable et inclusive, rejeter le recours à la force pour régler les éventuels différends

45) Moyen-Orient : Middle-East en anglais, de la Turquie à l’Iran, comprenant la péninsule arabique et l’Égypte

46) déclaration Balfour : 1917, le gouvernement britannique appuie officiellement l’établissement en Palestine d’un « national home » pour les juifs

47) guerre “d’indépendance” d’Israël : 1948-49, Israël repousse les États arabes (Égypte, Jordanie, Syrie, Liban, Irak) qui l’attaquent suite à sa déclaration d’indépendance

48) guerre des Six Jours : 5 au 10 juin 1967, ISR attaque Égypte-Syrie-Jordanie et les écrase en 6 jours, et occupe les « territoires occupés »

49) les “territoires occupés” : par ISR depuis la guerre des Six Jours, Sinaï + Cisjordanie + Golan + Jérusalem-Est + Gaza

50) résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU : 22/11/1967, demande à ISR d’évacuer les « territoires occupés »

51) accords de Camp David : 1978, signés entre ISR et Égypte (Begin/Sadate), préalables au traité de paix signé entre les 2 pays en 1979

52) guerre du Golfe : janvier-février 1991, attaque d’une coalition internationale contre l’Irak de Saddam Hussein suite à l’invasion du Koweït par l’Irak en août 1990

53) coalition : alliance de différents pays contre un ennemi commun

54) Intifada : « guerre des pierres », 1987-93 puis 2000-2006, soulèvement de la population palestinienne des « territoires occupés » contre l’armée israélienne

55) OLP : Organisation de Libération de la Palestine créée en 1964

56) principal dirigeant de l’OLP de 1969 à 2004 : Yasser Arafat

57) massacres des camps de Sabra et Chatila : 15-18 septembre 1982, au Liban, massacres de civils palestiniens dans des camps de réfugiés près de Beyrouth par des milices chrétiennes libanaises suite à l’assassinat du premier ministre chrétien libanais Bashir Gemayel par des Palestiniens

58) accords d’Oslo : 1993-95, signés le 13 septembre 1993 à Washington entre Rabin (ISR) et Arafat (OLP) avec Clinton. ISR et OLP se reconnaissent mutuellement + création de l’Autorité palestinienne

59) actuels territoires palestiniens : Gaza + Cisjordanie

60) Hamas : dirige Gaza depuis 2006, mouvement palestinien islamiste radical, soutenu par les monarchies du Golfe

61) Fatah : parti d’Arafat, au nationalisme athée, un des composants principaux de l’OLP

62) Autorité palestinienne : organe exécutif pour gérer l’autonomie palestinienne à Gaza et en Cisjordanie, avec un président, un gouvernement et un parlement. Mise en place suite aux accords d’Oslo entre ISR et OLP

63) guerre d’Irak en 2003 : oppose l’Irak à une coalition internationale dirigée par les EU (avec Royaume-Uni, Espagne...)

64) “printemps arabe” : vaste mouvement de protestation des populations arabes contre leurs dirigeants, parti de Tunisie en 2011

65) “hiver islamiste” : les islamistes prennent le pouvoir après le « printemps arabe »

66) guerre de Syrie : guerre civile opposant le président dictateur syrien Bachar el-Assad à divers groupes rebelles soutenus par des puissances internationales, depuis 2011

67) les 2 phases des plans de paix au Moyen-Orient : de 1948 aux années 1970, l’ONU dirige des négociations multilatérales qui conduisent à des paix négatives ; à partir de 1973, des négociations bilatérales menées sous l’égide américaine

68) guerre préventive : guerre initiée avec la croyance qu’un conflit futur est inévitable bien que non imminent

69) plan de partage de la Palestine par l’ONU : 29/11/1947, l’ONU prévoit le partage de la Palestine en un État juif, un État arabe palestinien et Jérusalem internationalisée

70) enjeux transnationaux : des enjeux qui dépassent le cadre national d’un État



La légion romaine dans les albums d'Astérix

L'oeuvre d'Uderzo et de Goscinny fourmille de cases, vignettes et mentions autour de la Légion romaine. Ces images peuvent servir de documents d'entrée afin de montrer aux élèves de 6eme la puissance de l'armée romaine, ses techniques de combat, son organisation, sa hiérarchie. On découvre ainsi la tenue du légionnaire, l'importance du camps et de sa construction, l flotte de guerre patrouillant dans une Mare Nostrum ou sévit tout de même la piraterie. 

Voici quelques exemples glanés dans de nombreux albums. Travailler sur ces exemples confrontés aux documents et au texte peut se révéler très intéressant dans les apprentissages














La bataille de Bouvines en Playmobils

En 2014, dans le cadre du 800ème anniversaire de la bataille de Bouvines, l'église de ce village près de Lille, célèbre pour cette grande bataille médiévale, accueillait une vaste reproduction faite en.... playmobils avec un strict respect des codes de la bataille. Un beau diaporama mettant en valeur cet épisode. Il est toujours possible de montrer de reportage de la chaîne locale GrandLilleTV à des élèves en lien avec l'étude de documents originaux. Une façon ludique de parler de ce sujet avec les élèves. 




Guerres du futur, passionnant numéro du Dessous des Cartes

 Les guerres du futur, l'utilisation des nouvelles technologies et notamment la robotique dans les armées à venir... sont au cœur de ce numéro de l'excellent Dessous des Cartes.

Le lien : https://www.arte.tv/fr/videos/103960-009-A/le-dessous-des-cartes/




Les batailles de la 2eme guerre mondiale à travers le cinéma

Voici un Genially permettant à l'élève d'appréhender une chronologie des grands faits militaires de la 2eme guerre mondiale par le prisme des films de guerre. Le travail consiste à replacer sur une frise chronologique distribuée aux élèves les grandes batailles dans l'ordre, mais également sur une carte afin d'en voir la mondialisation. 

https://view.genial.ly/6020553f9abe3b0d11c18f0e/presentation-chronologie-2eme-guerre-mondiale-au-cinema


Guerres du futur, les nouvelles technologies dans les conflits de demain

 Présentation de la guerre du futur, robots tueurs, cyber-attaque, guerres hybrides et concepts autour des nouvelles technologies et leurs applications dans les conflits de demain.... 



Achille, le héros homérique, le combat et ses représentations

 La guerre chez les grecs est une activité essentielle. 

Voici une fiche d'activité autour d'Achille utilisable en classe de 6eme lors de l'étude du monde homérique. 

L'idée est d'étudier un extrait de L'Iliade : le combat entre Achille et Hector, puis sa transposition au cinéma. On étudie également la gestuelle du combattant, son équipement et on confronte aussi l'ensemble avec les documents d'époque en introduisant la révolution hoplitique et le combat groupé grâce à l'étude du vase Chigi.  

https://drive.google.com/file/d/1RCcWU_Y5aLMmy0oxh3wTnpo1Z42LMPT5/view?usp=sharing

https://drive.google.com/file/d/1w7nxf0MsxXrbvCo_oBhLSQn28WZi_-tr/view?usp=sharing




Présentation du projet

 La guerre est le propre de l'homme. 

    Aucun autre animal sur terre ne se fait la guerre. Il y a bien des exemples de luttes de territoire chez certaines espèces comme entre meutes de loups, les luttes entre fourmilières et les groupes de lions se disputant des zones de chasse, mais la capacité qu'a l'homme à infliger des blessures et la mort à ses congénères sur une vaste échelle peut atteindre des sommets de cruauté allant même jusqu'à l'auto-destruction complète depuis la mise en place des armes de destruction massive.

    Ainsi, l'Homme, c'est la guerre. Des origines obscures de notre espèce jusqu'au monde de demain, de la puissance militaire du pharaon aux B-52 de l'US Air Force, des mousquetaires du roi aux hordes de Gengis Khan, il n'est question que d'influence, de prise de matières premières, d'hégémonies, de combats entre souverains, entre peuples, nations et idéologies... On estime que depuis 5.000 ans, notre planète a connu plus de 10.000 guerres ! Soit une moyenne de deux guerres par an !

    Histoire et géographie sont grandement mises à contribution autour du fait guerrier. Expliquer des prises de position, des évolutions des peuples, des nations et des Etats, mettre en perspective et contextualiser des faits guerriers contribuent à faire de l'histoire et de la géographie des sciences sociales de premier plan pour qui veut étudier la guerre.... "La géographie, ça sert d'bord à faire la guerre", proclame le géographe Yves Lacoste en 1976 en lançant sa revue "Hérodote". Il en est de même de l'Histoire. Revenir aux causes de la guerre, en expliquer les tenants et les aboutissements, développer ses causes qui seront certainement sources de nouveaux conflits, l'Histoire est la matière première de la guerre et la géographie son corollaire. 

    Le prisme guerrier est au centre d'une vaste toile d'araignée au cœur de toutes les activités humaines. De la sociologie aux Arts plastiques, de l'économie à la littérature, de la médecine, la technologie, la politique ou la religion... Le fait guerrier touche toutes les activités humaines, l'influence ou le modifie. Que ce soit la guerre que l'on a vécu, la guerre que l'on prépare, la guerre que l'on imagine ou celle qui a touché profondément des peuples. La guerre est un moment paroxystique des peuples et des Etats. Elle révolutionne des habitudes, bouleverse des sociétés, modifie en profondeur les rapports de forces. Elle contribue aussi aux évolutions techniques et technologiques en étant un accélérateur de nouveautés. Enfin, la guerre, c'est aussi la paix, la recherche de la stabilité, de la concorde en recherchant le point d'équilibre afin de satisfaire le plus grand nombre. Lorsqu'un conflit surgit, lorsqu'une tension se fait jour, la guerre apparaît rapidement comme l'une des solutions... la plus risquée, mais aussi la plus évidente. L'instabilité croissante du monde contemporain nous pousse inexorablement à nous plonger dans les racines de la guerre.

    Utiliser la guerre, le fait guerrier, la géopolitique, les rapports de force peut être un prisme, une vision de l'ensemble des programmes des classes du secondaire. En histoire, comme en géographie, la guerre, au sens très large de cette notion, irrigue les programmes. De la 6me à la terminale, les enseignants manipulent avec leurs élèves de très nombreuses notions autour de la guerre, du combat, de l'influence des Etats et civilisation, du hard comme du soft power. L'objectif de ce blog est de montrer toute la diversité de ces approches, de voir la guerre comme une activité humaine sans en faire l'apologie mais au contraire en en montrant toutes les facettes, bien souvent cruelles, et son irréductible prégnance dans les activités humaines, à l'échelle des civilisations, des Etats comme des individus. Le but de ces pages est de montrer que de touts temps, à toutes les époques, la guerre fascine et rebute. Elle a mobilisé des quantités énormes d'énergie et de ressources, qu'elle a contribué à faire le monde d'aujourd'hui et que le XXIème siècle est lui aussi un monde sous tension. Etudier la guerre comme fil directeur des activités et des cours avec les élèves est ainsi une des activités et connaissances à faire transmettre aux générations de demain...    


Petite vidéo sur l'arme nucléaire